1ER SEMESTRE 2017 : LA CRÉATION FRANÇAISE CONFIRME SON POSITIONNEMENT À L’ÉTRANGER AVEC UNE HAUSSE DE 9% À L’EXPORT TOUS SECTEURS CONFONDUS.

19 septembre 2017

Crédits : 
CNC-P&M

+12% d’exportation en maroquinerie : le sac à main de luxe reste un accessoire de mode indétrônable 

Le secteur de la maroquinerie continue son ascension. Les entreprises françaises qui produisent des articles de maroquinerie ont vu leur chiffre d’affaires sortie usine progresser de 8%. En valeur, les exportations de ce secteur ont progressé de 12% au premier semestre 2017 (+11% pour les sacs à main et +13% pour les articles de petite maroquinerie). Cela représente 3,2 milliards d’euros. 

Ce résultat positif s’explique par de belles performances sur les marchés internationaux.  La demande étrangère pour la maroquinerie française de luxe évolue à un rythme soutenu : +14% pour les ventes dans l’Union Européenne, +7% en Amérique et +13% en Asie. Totalisant 45% de nos exportations, le continent asiatique demeure un marché important pour les articles de maroquinerie. Tandis que les ventes au Japon continuent de reculer (-7%) suite à la dévalorisation du yen, elles progressent dans la plupart des autres pays : +24% à Hong Kong, +15% en Chine, +16% en Corée du Sud et +9% à Singapour.

Les ventes de sacs à main augmentent en valeur mais diminuent en volume. La France a exporté 10,1 millions de sacs à main, soit 0,6 million de moins qu’au premier semestre 2016. Cependant, cette baisse de 6% des exportations en volume s’accompagne d’une augmentation en valeur très significative. Le prix moyen en douanes des sacs à main exportés a progressé :

Sacs à main (toutes matières confondues) : 176 euros (+ 18%)
Sacs à main en cuir : 447 euros (+20%)

Pour information, la part des sacs à main en cuir est assez stable. Un sac à main exporté sur quatre est en cuir. 

 

+6% d’exportation en chaussure : un marché français frileux face à de bons résultats à l’export 

La plupart des indicateurs de l’industrie française de la chaussure sont positifs à l’export. En revanche au niveau national, la consommation française subit un certain ralentissement.

+6% d’exportation de chaussures françaises soient 55,3 millions de paires et autres articles chaussants au premier semestre 2017 (0,8 million des paires de plus que l’an passé) pour un montant de 1,5 milliard d’euros. La demande étrangère de chaussures venant de France est toujours forte.

Les ventes de chaussures à dessus cuir et de chaussures à dessus textile ou synthétique ont respectivement bénéficié d’une croissance de 11% et 2%.

Sur les 55,3 millions de paires exportées, 48,2 millions sont destinées à nos voisins de l’Union Européenne, soient 87% des ventes en volume et 73% en valeur. Le montant des exportations au sein de l’Union Européenne (1,1 milliard d’euros) a progressé de 4% à un rythme plus modéré que les ventes en Amérique et en Asie qui ont décollé respectivement de 16% et de 10%. Les consommateurs américains et asiatiques ont une préférence pour les articles en cuir. La part des chaussures et autres articles chaussants à dessus cuir s’élève à 70% des ventes en volume et 79% en valeur pour l’Amérique, et 56% en volume et 80% en valeur pour l’Asie.

Comme pour la maroquinerie, ce sont les marques haut de gamme / luxe qui exportent le plus d’articles en cuir.

Au niveau national, les résultats sont décevants. Le segment féminin, jusqu’ici locomotive du secteur, a rencontré des difficultés, tandis que le secteur enfant a été affecté par la baisse du taux de natalité ces deux dernières années. Les enseignes de la chaussure ont ainsi vu leur chiffre d’affaires et leurs ventes en volume décroître de plus de 4%. Les producteurs français de chaussures et autres articles chaussants ont réduit leur production et leur chiffre d’affaires de 3%. 

 

Une conjoncture variable pour la tannerie mégisserie malgré un chiffre d’affaires en hausse de 1%

Les productions de cuirs finis ont tendance à se développer :

+2% pour les bovins
+10% pour les veaux
+1% pour les ovins

Ces résultats permettent aux tanneurs et mégissiers de sortir d’une période morose et d’augmenter de 1% leur chiffre d’affaires.

Dans le même temps, les ventes à l’étranger reculent en valeur de 3% :

-8% pour les cuirs finis de bovins (44 millions d’euros au premier semestre 2014, 53 millions d’euros  en 2016 et 48,6 millions d’euros en 2017)
-3% pour les peaux finies de veaux.

Les exportations de cuirs finis de bovins ont certes régressé mais elles se situent à un niveau supérieur à celui de 2014, année marquée par le début de la baisse de la demande étrangère en cuirs et peaux. Au premier semestre 2017, elles ont augmenté de 10% au sein de l’Union Européenne, notre premier client, mais ont reculé de 21% en Afrique (-33% au Maroc et -16% en Tunisie).

Il est à souligner que les exportations de cuirs finis d’ovins ont progressé de 12% et de 26% pour les cuirs finis de reptiles, après un effondrement des peaux exotiques de 50% l’an passé. Le niveau des ventes de 2017 se retrouve ainsi entre celui de 2015 et de 2016.

Dans l’ensemble, les ventes de cuirs finis ont diminué, suite au recul des ventes notamment en Afrique, mais aussi en Espagne (-10%). En Italie, la demande a progressé de 5%. Mais c’est l’Asie qui reste un des acheteurs phares avec un accroissement des exportations de 7% sur le continent. Les ventes vers Hong Kong, la Chine et la Corée du Sud ont respectivement augmenté de 7%, 19% et 10%. Cette demande asiatique est liée au besoin de consommer local, mais haut de gamme. Le cuir français reste ainsi la référence en la matière. 

 

Frank Boehly, Président du Conseil National du Cuir : « Ces chiffres du premier semestre 2017 sont encourageants après une année 2016 difficile pour le secteur de la tannerie mégisserie. Ils montrent que la Filière Française du Cuir exporte toujours plus ses produits de qualité. Pour garder ces belles performances liées au Made in France, il est indispensable de développer nos savoir-faire, de les transmettre aux jeunes générations et d’innover en permanence. »

Le Conseil National du Cuir

La confédération regroupe 20 fédérations ou syndicats professionnels depuis l’élevage jusqu’à la distribution des produits finis et anime l’ensemble de la filière française du cuir.

La filière française du cuir

  • 9 400 entreprises
  • 25 milliards dʼeuros de chiffre dʼaffaires
  • 130 000 personnes salariées dans les industries du cuir, de la tannerie-mégisserie, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie, de la distribution dʼarticles de cuirs.
  • Un des leaders mondiaux des cuirs de veau et peaux exotiques.
  • 3ème exportateur mondial des cuirs et peaux bruts
  • 13ème exportateur de cuirs finis
  • 3ème exportateur mondial dʼarticles de maroquinerie
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