À l’export, la maroquinerie et la chaussure rencontrent un franc succès alors que les matières premières font face à un recul de la demande.

29 mars 2016

À l’export, +11%  en valeur pour l’ensemble de la filière française du cuir

Les exportations de la filière française du cuir, tous produits confondus, ont progressé de 11% en 2015 soit 9,3 milliards d’euros. Tous les principaux clients – Italie, Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni – ont augmenté leurs commandes en provenance de France, à l’exception de Hong-Kong qui les a réduites de 9%. Plus de la moitié des exportations est destinée à l’Europe et un peu moins du tiers à l’Asie Océanie. Les exportations vers l’Italie représentent à elles seules 14% des exportations. Elles ont augmenté de 5% en 2015.

La maroquinerie reprend de plus belle, +11% d’articles exportés en valeur 

Les exportations d’articles de maroquinerie – 5,6 milliards d’euros – représentent 60% des exportations de la filière. Après deux années un peu moins faciles pour le secteur du luxe, les exportations de l’industrie de la maroquinerie connaissent à nouveau une croissance significative, avec une hausse de 11%. Les ventes aux Etats-Unis, à Singapour et au Royaume-Uni s’envolent respectivement de 24%, 31% et 30%. Le ralentissement de la demande de Hong-Kong se confirme. Les exportations y ont reculé de 12% en 2014 et de 9% en 2015. Les ventes au Japon recommencent à évoluer positivement. Elles connaissent une croissance de 4%. En valeur, les ventes de sacs à main ont  progressé de 14%, grâce notamment à l’explosion de la demande américaine de 41%. Les ventes d’articles de petite maroquinerie s’effondrent pour les trois principaux clients : les exportations vers les Etats-Unis, le Japon et Hong-Kong chutent respectivement de 15%, 23% et 28%. Elles se développent de 46% à Singapour et de 13% en Italie.

La chaussure voit ses ventes s’envoler à l’export, +19% en valeur

Les exportations de chaussures et autres articles chaussants progressent de 8% en volume et de 19% en valeur en raison du prix moyen en douanes qui augmente de 10%. Une partie de ces ventes correspond à des réexportations. L’augmentation du prix moyen à l’import s’est répercutée sur le prix à l’export. Ce sont les ventes de chaussures (hors pantoufles) à dessus textile et à dessus synthétiques qui ont connues les croissances les plus fortes, respectivement 71% et 31% (en valeur). Les exportations de chaussures à dessus cuir progressent de 9%. 

Moins de chaussures importées mais à un prix plus élevé 

En 2015, la France a importé moins de chaussures et autres articles chaussants, à un prix moyen plus élevé, ce qui a provoqué une hausse du montant des importations de 11% (6,2 milliards d’euros). Le nombre de paires importées est passé de 508,7 à 497,1 millions de paires, soit 11,6 millions de paires de moins. Cette baisse de 2% des volumes importés s’accompagne d’une augmentation du prix moyen en douanes de 15%.

La France a importé 377,9 millions de paires d’Asie, soit 8,9 millions de moins qu’en 2014. Leur prix moyen a décollé de 25%, provoquant une hausse des importations venant d’Asie de 22%. La chute du nombre de paires importées de Chine (9%) a presque été compensée par l’explosion des achats au Vietnam, en Indonésie, au Bangladesh et au Cambodge respectivement de 38%, 20%, 27% et 39%. 

Forte demande de l’industrie du luxe pour les importations de peaux exotiques brutes et finies

La demande de l’industrie du luxe en peaux exotiques est toujours importante. Les importations de peaux brutes exotiques progressent de 24%. Elles représentent plus des deux tiers des importations françaises de cuirs et peaux bruts. Ces peaux viennent principalement des Etats-Unis, du Zimbabwe et d’Australie. La tendance est la même pour les importations de peaux finies exotiques qui  augmentent de 25%. 

La France a réduit ses importations de peaux brutes de veaux et d’ovins respectivement de 21% et 25%. Dans le même temps, elle développe ses achats de peaux finies de veaux et d’ovins de 22% et 87%. Il y a donc une demande forte en peaux tannées de veaux et d’ovins, de la part des producteurs d’articles finis.

Baisse des exportations de peaux brutes et cuirs finis français

L’Italie est l’un des principaux clients de la France. A elle seule, elle représente les trois quarts des exportations françaises de peaux brutes. Cela a des effets importants lorsque ce pays revoit sa demande à la baisse de 6%. Les autres pays européens, comme l’Allemagne et la Turquie par exemple, ont vu leurs importations en peaux brutes françaises baisser respectivement de 14% et 69%. Une tendance qui se confirme également au niveau des exportations de cuirs finis français, soit -12% pour l’Italie qui pèse pour un tiers dans les ventes à l’étranger, respectivement -4% et -11% pour la Tunisie et le Maroc, et enfin -2% pour l’Espagne. Globalement, les exportations de peaux brutes et de cuirs finis français ont baissé de 5%.

 

Frank Boehly, Président du Conseil National du Cuir : « Nos résultats à l’exportation en 2015 sont très encourageants pour notre filière. Ils témoignent du dynamisme et de la créativité de notre secteur. Cependant, nous devons continuer à maintenir nos savoir-faire, renforcer nos efforts pour obtenir davantage de peaux de qualité et poursuivre la promotion du Made in France. »

 

*Rapport est téléchargeable sur le site conseilnationalducuir.org

Fichier PDF: 

Le Conseil National du Cuir

La confédération regroupe 20 fédérations ou syndicats professionnels depuis l’élevage jusqu’à la distribution des produits finis et anime l’ensemble de la filière française du cuir.

La filière française du cuir

  • 9 400 entreprises
  • 25 milliards dʼeuros de chiffre dʼaffaires
  • 130 000 personnes salariées dans les industries du cuir, de la tannerie-mégisserie, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie, de la distribution dʼarticles de cuirs.
  • Un des leaders mondiaux des cuirs de veau et peaux exotiques.
  • 3ème exportateur mondial des cuirs et peaux bruts
  • 13ème exportateur de cuirs finis
  • 3ème exportateur mondial dʼarticles de maroquinerie