La filière française du cuir encourage les entreprises à sauvegarder leurs savoir-faire et à former une main d’œuvre qualifiée pour exporter toujours d’avantage le Made In France

7 octobre 2014

A l’occasion des Rencontres du Cuir* à Tergnier (02) qui se sont déroulées le 3 octobre 2014 au sein de l’entreprise Camille Fournet*, spécialiste du bracelet de montre et fabricant de haute maroquinerie, le Conseil National du Cuir a rappelé les deux grands enjeux de la filière :

La sauvegarde des savoir-faire traditionnels pour maintenir l’excellence de la production française qui constitue le Made In France.

Les besoins des entreprises sont très divers en matière de pratiques et différents selon les secteurs - cuirs bruts, tannerie, mégisserie, chaussure, maroquinerie, ganterie - mais également en fonction de la chaîne de production - rivière ou finissage, coupe ou montage, prototypage ou piquage - et aussi, selon la taille de l’entreprise et de son positionnement. Il en résulte la disparition de certains métiers comme ceux de coupeurs, piqueurs, monteurs …

La formation urgente, compte tenu de la dynamique de la demande, d’une main d’oeuvre qualifiée tout particulièrement pour les jeunes.

Les entreprises du secteur sont donc soumises en permanence à une pénurie de main d’oeuvre qualifiée et à des difficultés de recrutement en raison de la faible connaissance des métiers du cuir due en partie à la dispersion géographique de la filière : Ile-de-France, Rhône Alpes, Pays de La Loire, Midi Pyrénées et Aquitaine.

Le manque d’attractivité des métiers manuels et industriels n’incitent pas les jeunes à choisir les métiers du cuir alors que l’emploi est présent et la rémunération attractive pour les ouvriers spécialisés. On ne dénombre aujourd’hui que 150 apprentis dans le secteur de la maroquinerie !
Dans ce contexte de métiers sous tension, les entreprises, CTC* et certaines collectivités locales s’unissent et mettent en place différents dispositifs de formation :
- en 2011, l’école Repetto a été créée en partenariat avec CTC, en 2014, un nouveau centre de formation a été monté associant les Compagnons du Devori et LVMH
- un pôle d’excellence à Thiviers en Dordogne a vu le jour ainsi qu’un pôle de formation dans le pays de Montbeliard autour de l’école Boudard et de l’entreprise Hermès
- en Rhône Alpes, on observe un redéploiement d’outils de formation à Romans et une évolution du campus européen de CTC, centre de ressources technologiques et industrielles du cuir.

Lors des Rencontres du Cuir chez Camille Fournet, Jean-Luc Déchery, son PDG, très concerné par cette situation a indiqué qu’il envisageait différentes possibilités de structures de formation, le projet d’étude démarrera en 2015.
Paul Batigne, Président du Conseil National du Cuir, se réjouit de cette initiative : « Allier la pérennisation des savoir-faire traditionnels avec l’innovation et les performances des entreprises permettront à des jeunes de trouver un métier qui favorisera un vrai épanouissement personnel ».

* Les Rencontres du Cuir ont pour objet de présenter la filière cuir et ses enjeux. Elles se déroulent au sein d’une entreprise emblématique de ce secteur d’activité et dans les régions où les industries du cuir ont créé d’importantes ressources économiques, des pôles d’emploi et de formation significatifs.
* Camille Fournet 40 millions d’euros de CA consolidé dans le monde, 100 % de la production française en maroquinerie, 95 % du CA à l’export, 260 salariés en France, 11 points de vente à l’étranger. 260 emplois en France dont 225 à Tergnier, 9 avenue Hoche (02700).
* CTC, Comité Professionnel de Développement Économique Cuir Chaussure Maroquinerie qui mène des prestations collectives au titre d’une mission de service public, financée en tout ou partie par une taxe fiscale affectée pour la filière des industries françaises du cuir.

Contact presse Camille Fournet : Aymeric de Drouas / aymeric@makommunication.com / 06 63 11 28 16 Photos sur demande

Fichier PDF: 

Le Conseil National du Cuir

La confédération regroupe 20 fédérations ou syndicats professionnels depuis l’élevage jusqu’à la distribution des produits finis et anime l’ensemble de la filière française du cuir.

La filière française du cuir

  • 9 400 entreprises
  • 25 milliards dʼeuros de chiffre dʼaffaires
  • 130 000 personnes salariées dans les industries du cuir, de la tannerie-mégisserie, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie, de la distribution dʼarticles de cuirs.
  • Un des leaders mondiaux des cuirs de veau et peaux exotiques.
  • 3ème exportateur mondial des cuirs et peaux bruts
  • 13ème exportateur de cuirs finis
  • 3ème exportateur mondial dʼarticles de maroquinerie