Moynat

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Conseil National du Cuir

La maison de maroquinerie Moynat connait un nouvel essor depuis 2011. Malles et sacs, produits au gré des demandes, défendent l’excellence française.

Les origines sont celles d’un fabricant malletier fondé en 1849, par une femme d’affaires visionnaire, Pauline Moynat. Ses malles, novatrices et légères, aux nombreux brevets déposés, voyagent dans le monde et sont régulièrement primées. De précieux nécessaires de voyage adaptés aux automobiles et le premier sac inspiré par la comédienne Réjane rendent célèbre Moynat jusqu’à l’oubli dans les années 1970.

Quatre décennies plus tard, Bernard Arnault décide de lui redonner toute sa splendeur. La direction artistique est confiée au créateur indien Ramish Nair, fin connaisseur du cuir et du luxe. Il remet en scène le Réjane - best seller de la maison - et transforme d’anciens verrous de malles en fermoirs bijoux sur des sacs aux lignes minimales. Petites séries et sur mesure s’imposent à nouveau.

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Moynat

 

Dans les ateliers situés à Paris et dans le centre de la France, le savoir-faire est demeuré intact. Une malle nécessite un an de travail environ. Chaque pièce de maroquinerie est réalisée intégralement par un seul artisan. Moynat est fier de ses spécificités, la finition de tranche au toucher soyeux incomparable et la marqueterie sur cuir, une technique du XVIIème siècle réalisée dans les règles de l’art. Ces puzzles modernes, indiscernables à l œil comme au toucher, font écho à une malle Moynat, couronnée lors de l’Exposition internationale des Arts Décoratifs en 1925.

La maison parisienne développe sa maroquinerie en misant sur des peausseries d’exception : le crocodile en tête des peaux exotiques mais aussi le taurillon, le box, le veau, l’agneau… « Les cuirs viennent majoritairement des tanneries françaises, souligne Sandrine Couroyer, en charge du Développement/Production/Qualité. Le sourcing est stratégique chez Moynat. Nous nous devons de soutenir la filière française. La couleur, poursuit-elle, a toujours été très importante. Pauline Moynat savait déjà parfaitement adapter la forme et les teintes de ses malles en fonction de chaque automobile ». L’héritage se prolonge aujourd’hui avec un nuancier unique, lumineux, à base de teintures végétales.

Fleuron d’un luxe discret, Moynat a soigneusement sélectionné ses « vitrines », aménagées par l’architecte Gwenaël Nicolas. Dans le flagship parisien, ouvert en 2011 non loin de la première « maison de ventes » imaginée par la fondatrice, une colonne en verre rapproche malles d’origine et créations contemporaines. Londres et New York ont suivi. En Asie, où la haute maroquinerie française est très appréciée, des corners ouvrent peu à peu.

 

 

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