UNE REPRISE ÉCONOMIQUE POSITIVE POUR LA FILIÈRE CUIR EN 2021

23 septembre 2021

Après une année 2020 marquée par la pandémie et ses confinements, l’activité économique de la filière cuir voit ses chiffres en nette progression depuis le début de l’année. La maroquinerie de luxe se distingue quant à elle par son fort dynamisme grâce à ses exportations vers l’Asie, et notamment la Chine qui devient son premier client.


LA MAROQUINERIE PORTÉE PAR SES EXPORTATIONS


Le secteur dans son ensemble est largement porté par le dynamisme de ses exportations avec une augmentation de 44% par rapport à 2020 et 17% par rapport à 2019 (principalement en Chine, aux Etats-Unis, en Corée du Sud et aux Émirats Arabes Unis).
Le chiffre d’affaires des entreprises productrices d’articles de maroquinerie progresse ainsi de 38% par rapport à l’an passé (et de 5% par rapport à 2019)
Le fait marquant de cette année est une impressionnante progression du marché du luxe en Chine. En un an, le pays est devenu le principal client de la France et représente presque 25% des exportations françaises d’articles de maroquinerie.
Malgré la pandémie, les exportations de maroquineries françaises vers le continent asiatique ont connu une croissance très importante (+47% depuis 2019). La drastique réduction des voyages à l’étranger a poussé les consommateurs asiatiques à consommer local, et explique un rebond et une surconsommation des produits de luxe français après le confinement.


L’INDUSTRIE DE LA CHAUSSURE EN REPRISE MAIS IMPACTÉE PAR LA FERMETURE DES COMMERCES


Le secteur de la chaussure connaît une belle reprise. Ainsi, le chiffre d’affaires des entreprises de fabrication progresse de 2% et la production totale de près de 11% par rapport à 2020. Le chiffre d’affaires est cependant inférieur à celui de 2019 (-25%).
En termes d’importations, la tendance est à la baisse. Si on note un rebond en 2021 avec 17,4 millions de paires de plus importées par rapport à 2020, c’est au total 37,7 millions de paires importées de moins en 2021 comparé à 2019.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de la baisse :
Tout d’abord, la fermeture des commerces jusqu’en mai 2021 a fortement impacté la consommation française et, de fait, les importations. Également, la fermeture des ateliers asiatiques pendant plusieurs mois et un transport maritime profondément désorganisé (augmentation des taux de fret, retards importants…) ont lourdement perturbé les approvisionnements. Enfin, force est de constater que les besoins ont été moindres au vu de stocks non-écoulés.
En termes d’exportations, ces dernières ont nettement progressé (+28% par rapport à 2020), mais restent légèrement en deçà de 2019 (-1%). Les volumes sont également plus importants qu’en 2020 (+23%) mais moins qu’en 2019 (-4%). Des chiffres qui s’expliquent par la baisse de consommation de nos voisins européens (premiers pays d’exportation), touchés eux-aussi par la crise.
Ainsi, malgré des résultats encourageants, le secteur de la chaussure connaît une baisse d’activité par rapport à 2019. Les fabricants français de chaussures restent très dépendants de la consommation et du commerce français et la fermeture des commerces en 2021 aura lourdement impacté l’industrie de la chaussure.


CUIRS ET PEAUX BRUTS, ET TANNERIE MEGISSERIE : DES CHIFFRES EN DEMI-TEINTE FACE À LA CRISE


La demande en cuirs et peaux brutes est supérieure à celle de l’an passé : les importations augmentent de 5% et les exportations de 50%. Des chiffres qui demeurent cependant à un niveau plus bas qu’en 2019 (-20% pour les importations et -5% pour les exportations).
En effet, le cuir étant un sous-produit de la chaîne alimentaire, chaîne qui a bien-sûr continué de fonctionner pendant la pandémie, de nombreux stocks de peaux n’ont pu être écoulés. Ainsi, les besoins en importations ont été moindres et la demande s’est raréfiée. Les chiffres des exportations sont également impactés par la crise sanitaire.
Concernant le secteur de la tannerie mégisserie, les exportations progressent de 20% par rapport à 2020, elles sont en baisse de 31% par rapport à 2019. En effet, l’Italie étant la première destination des exportations, le pays a lui aussi été confronté à la crise que nous connaissons.


« Après une année 2020 éprouvante et malgré un environnement économique encore fragile, les chiffres dessinent une reprise d’activité avec un redressement de la balance commerciale pour la filière cuir. Les demandes locales et internationales connaissent un nouveau souffle, gage d’une conjoncture qui s’améliore et d’une industrie qui renoue avec ses parties-prenantes. La Filière Française du Cuir reste une filière d’excellence qui continuera à porter la croissance des entreprises tricolores. »
Frank BOEHLY, Président du Conseil National du Cuir

 

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Le Conseil National du Cuir

La confédération regroupe 21 fédérations ou syndicats professionnels depuis l’élevage jusqu’à la distribution des produits finis et anime l’ensemble de la filière française du cuir.

La filière française du cuir

  • 12 800 entreprises, dont les savoir-faire sont exceptionnels, maîtrisés et reconnus à l’international
  • Plus 25 milliards dʼeuros de chiffre dʼaffaires, dont 18 milliards d’euros à l’export 
  • 133 000 personnes salariées dans les industries du cuir, de la tannerie-mégisserie, de la chaussure, de la maroquinerie, de la ganterie, du sport, de la réparation et de la distribution dʼarticles de cuirs.
  • Un des leaders mondiaux des cuirs de veau et peaux exotiques. 
  • 3ème exportateur mondial des cuirs et peaux bruts
  • 3ème exportateur mondial dʼarticles de maroquinerie
  • 4ème exportateur mondial tous secteurs confondus