Luc Mounier, directeur des formations à VetAgro Sup

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Luc Mounier, Professeur en bien-être animal et coordinateur de la chaire bien-être chez VetAgro Sup
Luc Mounier, Professeur en bien-être animal et coordinateur de la chaire bien-être chez VetAgro Sup
Crédits : 
CNC - P&M

FORMER ET INFORMER AVEC LA CHAIRE BIEN-ETRE ANIMAL

Le professeur Luc Mounier dirige les formations à VetAgro Sup, où il coordonne la Chaire bien-être animal, la seule en France. Ce spécialiste des élevages est aussi membre du comité national d’éthique de l’Ordre National Vétérinaire depuis 2019. Rencontre lors du dernier Sustainable Leather Forum.

Quel est votre parcours ?

Je suis docteur vétérinaire et je me suis spécialisé en bien-être animal en 2001, à une époque où l’on n’en parlait pas beaucoup ! Ma thèse universitaire portait sur le bien-être des taurillons à l’engrais. En 2018, la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) a financé la création d’une Chaire bien-être animal à l’école véto de Lyon. J’ai trois missions : apporter une expertise et un transfert scientifique, assurer des formations et favoriser les échanges entre les professionnels, les associations, les éleveurs sur le terrain. C’est ce qui manque le plus quand on parle de bien-être animal. On est en lien avec le Centre national de référence (CNR), créé en 2017 dans le cadre de la stratégie nationale pour le bien-être animal. J’ai lancé aussi un MOOC consacré au « bien-être des animaux d’élevage », ouvert à tous, pour informer et former. La notion de bien-être animal est perçue comme très abstraite. Cela permet de replacer le débat sur un axe scientifique.

Quelle différence faîtes-vous entre bien-être animal et bientraitance ?

Le bien-être, c’est l’état mental de l’animal, la façon dont il perçoit son environnement qu’il soit en élevage, à l’abattoir… L’homme a une obligation de résultat. La bientraitance définit les actions mises en œuvre pour que l’animal atteigne le bien-être. C’est sans garantie… La bientraitance est essentielle au bien-être mais elle n’est pas nécessaire. Le consommateur, aujourd’hui, exige les deux. Les professionnels du cuir ont l’obligation de bientraitance mais il faut évaluer objectivement le bien-être des animaux.

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